Stress post-traumatique et traumatisme crânien

Stress post-traumatique et traumatisme crânien.

11 04 2018 Article de Madame Anne Gometz

A travers une étude menée sur 1300 personnes victimes d’un traumatisme crânien, des chercheurs de l’INSERM ont montré que chez eux, le risque de développer un stress post traumatique était multiplié par 4.5. Le stress post traumatique est d’ailleurs très proche du syndrome post-commotionnel, lequel regroupe un ensemble de symptômes diffus, tels que des céphalées, des étourdissements, des vertiges… En effet, médecins et chercheurs insistent pour dire que le syndrome post-commotionnel ne serait qu’une partie du syndrome de stress post traumatique (PTSD). S’il est intéressant de prendre le temps de décrire ces syndromes, c’est surtout parce que leur identification revêt une importance capitale en matière d’indemnisation du préjudice subi lorsqu’il fait suite à un accident. Le stress post traumatique est souvent méconnu et sous-estimé. Mal invisible, il est un trouble anxieux caractérisé par des souvenirs répétitifs et persistants, des cauchemars liés à l’évènement traumatique, une hyper vigilance, un évitement de certaines situations ou objets, des troubles cognitifs (troubles de la concentration, troubles mnésiques) etc… Le PTSD est un syndrome particulièrement handicapant et invalidant. Les victimes qui en souffrent décrivent un état de stress permanent associé à une dépression et une difficulté à reprendre le cours de la vie habituel. Le mal-être est aussi non pris en compte par l’entourage, nous disent les victimes. Bien souvent autour d’eux, on les incite à « aller de l’avant », à « se secouer, se remettre en train », quand on ne les accuse pas tout simplement de simuler ou d’exagérer leur situation. Pourtant, il s’agit bien d’un mal réel qui impacte sérieusement le quotidien de celui qui en est victime  Il devient impossible de retourner travailler malgré les efforts et les tentatives diverses. La personne peut développer une culpabilité à vivre cet état, car de manière régulière, celui-ci a des répercussions sur la vie familiale et les membres proches de la victime. C’est la raison pour laquelle, ce trouble doit être pris en charge précocement. Il se traite par la psychothérapie et la prescription de psychotropes.